Gerard AUBINEAU

01 décembre 2016

Grève aux URGENCES de BECLERE

Gérard AUBINEAU  Conseiller municipal de Clamart

 

En suivant vos revendications je ne peux tolérer que le Groupe Hospitalier veut détruire des structures de soins alors qu’ils sont utiles à la population si les lits sont occupés c’est bien qu’il y a un besoin. 

C’est proprement inacceptable, le seul but de la direction c’est la réduction de postes de soignants sans prendre en compte les besoins de la population ! 

Cette situation est complètement ubuesque et je soutiens toutes les équipes médicales, paramédicales entrant en lutte et continuant de soigner la population  y compris contre la technocratie administrative les empêchant de soigner !

Je soutien les personnels qui exigent de travailler en toute légalité !

Je suis contre la casse des services publics et surtout le votre

J’ai toujours été à vos cotés et je continuerai à vous aider dans vos combats  pour changer cette société  égoïste  ou il y a que l’argent qui règne 

Bonne continuation et bon courage pour vos luttes justifiées

 

 

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30 novembre 2016

Rassemblement obligé

Face à F. Fillon et à la droite, ensemble pour que ça change vraiment !

Déclaration de Gérard AUBINEAU  Conseiller municipal communiste

 François Fillon vient d’être désigné candidat de la droite à la présidentielle.

Son programme ultralibéral et autoritaire augure du pire pour notre pays.

Danger pour les services publics qui vivent déjà en pénurie, 500 000 postes supprimés, c'est encore moins d'infirmiers, d'enseignants, de policiers... ; danger pour le pouvoir d’achat avec la TVA augmentée à 22 % ; travailler plus (jusqu'à 48 h !) et plus longtemps ; la remise en cause de la Sécurité  sociale…

 Et pour les grandes fortunes et les entreprises du CAC 40 : la suppression de l’ISF et de nouveaux milliards de cadeaux fiscaux.

 Je suis inquiet de cette montée d'une droite ultralibérale et  réactionnaire, qui cherche à concurrencer une extrême-droite raciste et xénophobe.

 Le projet de F. Fillon est injuste et dangereux.

Il ramènerait la France un siècle en arrière, en accentuant les inégalités mais aussi les divisions entre citoyens alors que le « vivre ensemble » est déjà malmené.

 L'équipe Hollande/Valls et leurs soutiens, en ne tenant pas leurs promesses, ont ouvert la brèche à cette droite dure.

 Avec leur politique libérale, la vie quotidienne n'a cessé de se dégrader.

 Pour les 600 000 chômeurs de plus dont des dizaines de milliers de jeunes, les salariés confrontés à toujours plus de précarité, les cadres dont les conditions de travail se sont dégradées, les retraités dont les pensions sont gelées, celles et ceux qui ne peuvent plus se soigner…

 Ca suffit ! Vous avez le droit à une vie meilleure. L'argent existe pour cela ! Une autre politique plus humaine, écologique et plus juste est possible.

 Pour empêcher la victoire de la droite, j'appelle au rassemblement sur un véritable changement de cap :

mettre la politique au service du peuple ! La candidature de Jean-Luc Mélenchon, porteuse d'une alternative à gauche, est la seule à ouvrir un espoir.

A Clamart il faut un rassemblement de toutes celles et tous ceux qui veulent tout simplement que ça change, pour faire gagner en 2017 une politique de gauche qui vous défende vraiment.

 Tout montre aujourd'hui qu'en se mobilisant, on peut bousculer les choses.

C'est ce que je veux construire avec vous !

Vous pouvez compter sur moi.

Pour empêcher la victoire de la droite, j'appelle au  rassemblement sur un véritable changement de cap : mettre la politique au service du peuple !

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23 novembre 2016

Condeil municipal du 24 novembre 2016

j'aurai l'honneur et le plaisir de poser une question orale au Maire de Clamart demain au conseil municipal aux noms des élus de l'opposition

 

Lettre ouverte des élu-e-s de l'opposition aux élu-e-s de la majorité au sujet de la Petite Bibliothèque Ronde

 

Depuis un demi-siècle, la bibliothèque pour enfants de la Cité de la Plaine participe à l’image positive de la ville de Clamart. Joie Par les Livres puis Petite Bibliothèque Ronde, cette institution est célèbre, et admirée, dans le monde entier pour la remarquable réussite de son intégration, à la fois architecturale, sociale et culturelle, dans une Cité elle-même modèle du genre.

Par son caractère ouvert et familial, cette bibliothèque représente, pour plusieurs générations d’enfants de la Plaine, l’ouverture au monde. Pas seulement à celui de la lecture, ou plus généralement à celui de la culture ; nous pouvons dire au monde lui-même, pour ces enfants qui n’avaient pas eu autant de chance que d’autres.

Ce qui leur est proposé depuis un demi-siècle va bien au-delà de ce que peut offrir une bibliothèque classique : le sens des responsabilités avec un système de prêt qu’ils gèrent eux-mêmes, la possibilité d’échapper au décrochage scolaire grâce à l’aide aux devoirs, la découverte de différentes

activités avec divers ateliers, l’accès aux musées, aux théâtres, aux expositions et aussi aux savoirs les plus variés du personnel et des adultes invités...

Des bibliothécaires de toute la France, et même au-delà, viennent s’y informer, s’y former, et font rayonner cette expérience innovante dans tout le pays et à l’étranger.

Le bâtiment, œuvre des architectes de l’Atelier de Montrouge, bien connus pour leur souci de proposer des logements dignes et de qualité à tous, quels que soient leurs moyens, est classé Monument Historique depuis 2009. Il est un modèle d’adéquation entre l’espace, la lumière et les formes ; l’activité peut ainsi s’y épanouir en toute sérénité. Le mobilier, classé depuis 2007, est l’oeuvre de l’architecte et designer finlandais Alvar Aalto, mondialement admiré, et tenu pour le plus grand architecte de tout le XXe siècle en

Europe du Nord.

Rien de tout cela n’aurait été possible sans la volonté de la mécène Anne Schlumberger, et sans l’investissement humain et financier de sa famille, aujourd'hui encore très active pour maintenir cet héritage.

 En 1971, ils ont fait don du bâtiment à la ville de Clamart, à la condition expresse que les valeurs originelles de ce projet pédagogique et humaniste continuent d’être les moteurs de l’activité de la bibliothèque, et qu’il soit avant tout à destination des enfants de la Cité.

 La famille Schlumberger verse une subvention, conditionnée à cette exigence, très conséquente. Il faut insister sur ce financement.

D’une part car il est tout à fait exceptionnel : il représente actuellement environ 55 % des subventions de la PBR (le reste venant majoritairement du Conseil de Territoire, et un peu du Ministère de la Culture).

D’autre part parce qu’il ne perdurerait pas si les activités de la PBR étaient soumises à des exigences, de la part des collectivités locales, incompatibles avec ces valeurs originelles.

Un différend s’est installé entre l’association et la municipalité, chacun campant sur ses positions.

Nous n’en rappellerons pas ici tous les épisodes. Mais nous avons quelques interrogations :

  1. Monsieur Berger a décidé la fermeture du bâtiment, et s’est appuyé sur la présence d’amiante, qu’il estime dangereuse, et sur l’état des espaces d’accueil pour le public, qu’il estime insalubre, pour justifier l’urgence des travaux. Pourtant, des diagnostics réalisés par une entreprise indépendante, s’ils ont bien conclu à la présence d’amiante non-volatile dans les matériaux, ont assuré qu’elle ne représentait aucun danger immédiat.

Par ailleurs, le 21 juin 2016 une commission de sécurité incendie a donné un avis favorable à l’accueil du public.

Alors, pourquoi une telle précipitation ?

 

2. Des palissades ont été érigées tout autour de la bibliothèque. Or, le bâtiment étant classé Monument Historique, on ne peut envisager les moindres travaux sans l’accord de la DRAC (Direction Régionale des

Affaires Culturelles) d’Île-de-France. Cette autorisation n’a jamais été donnée. Il n’y a aucun panneau de déclaration de travaux sur le chantier. Celui-ci est donc illégal. Pourquoi Monsieur Berger prend-il ce

risque juridique ?

 

3. Monsieur Berger n’a pas pu répondre aux questions posées quant à l’engagement budgétaire et au calendrier des travaux. Le temps pour qu’une demande soit déposée et examinée, pour que les appels d’offre se mettent en place, il est évident que rien ne se passera avant, au très bas mot, au moins un an.

On peut même raisonnablement penser que cela prendra plusieurs années. Or tous les experts sont formels : rien ne détériore plus un bâtiment que de le laisser vide et inoccupé. Les travaux n’en seront que plus compliqués, et par conséquent plus coûteux. Pourquoi avoir voulu malgré tout, empêcher toute

activité ?

Sur les panneaux des palissades, nous pouvons lire : « Vivre ensemble, exercice de la liberté, accès à la culture... à l’époque le projet est révolutionnaire ». Juste après, sur fond de l’intérieur de la médiathèque

François Mitterrand : « Préserver la petite bibliothèque ronde, c’est poursuivre la mission d’accès à la culture engagée il y a 50 ans. En maintenant le livre au cœur du quartier, nous maintenons le lien fort qui

unit cet édifice à son quartier et à ses habitants ». Puis, à l’entrée de la PBR : « Pendant la durée des travaux, la médiathèque François Mitterrand vous accueille dans ses locaux. », avec une présentation extrêmement attractive (ateliers proposés, horaires d’ouverture, plan qui montre la proximité avec la

PBR...) de la médiathèque.

L’article de la page 11 dans le Clamart-Infos de novembre 2016 va dans le même sens, avec même une vision de la PBR qui la réduit aux « séances de lecture », et surtout présente son état sous le pire éclairage possible.

N’y a-t-il pas là comme un message subliminal, qui tendrait à faire penser que la PBR fait double emploi avec la médiathèque ? Il y a là un risque de dresser les deux activités l’une contre l’autre, ce qui n’est évidemment pas du tout souhaitable.

Cela amène une autre question :

 

4. D’un simple point de vue de bonne gestion, l’option médiathèque pourrait être désavantageuse pour la ville de Clamart puisqu’elle risque de perdre le mécénat conséquent de la famille Schlumberger.

Pourquoi une telle gestion apparemment irrationnelle des deniers Clamartois ?

La Petite Bibliothèque Ronde et la médiathèque François Mitterrand ont des rôles qui sont complémentaires, mais qui ne peuvent en aucun cas se confondre. À un petit bâtiment uniquement dédié aux enfants, à leur échelle, au coeur de la cité, répond un grand édifice, fréquenté également par les

adultes, dans un environnement beaucoup plus imposant avec sa grande place et ses autres bâtiments publics. Leurs activités aussi diffèrent : la PBR est ouverte tous les dimanches, y compris pendant les vacances scolaires ; elle propose de nombreuses activités spécifiques ; elle participe de près à la vie du quartier ; elle est partie prenante, et même le moteur, d’un véritable réseau de professionnels...

L’ouverture culturelle que la PBR propose stimule les jeunes à la lecture et donc aussi à l’utilisation de la médiathèque François Mitterrand.

La Petite Bibliothèque Ronde est un projet éminemment politique, dans le sens le plus noble du terme :

elle est au cœur de la « polis », c'est-à-dire de la cité. Mais ce n’est pas un projet politique dans le sens partisan du terme. Il ne doit pas être récupéré par aucun parti. Ni de droite ni de gauche, c’est un projet humaniste, que tous ceux qui se réclament de cette valeur fondamentale peuvent soutenir.

Par ailleurs, nous ne comprenons pas bien cette « défiance » de la municipalité vis-à-vis de l’association, qui, en annonçant un appel d’offre pour la reprise de l’activité après les travaux, lui impose une pression

difficilement soutenable. Le travail de cette association est suffisamment remarquable, depuis plus d’un demi-siècle, pour que nous puissions lui faire confiance a priori.

C’est pourquoi nous, élu-e-s municipaux qui nous revendiquons de cet humanisme, et qui de ce fait défendons le projet de la PBR tel qu’il est actuellement, faisons appel à vous, qui êtes comme nous élu-e-s

municipaux, et dont nous savons, pour un certain nombre, que vous partagez cet humanisme pour que la PBR soit considérée une ressource indispensable à la culture de l’enfance de notre ville.

C’est pourquoi nous vous demandons de nous soutenir dans nos revendications auprès de la municipalité :

- qu’elle revienne sur ce qui semble être une volonté de remettre en cause l’association PBR en la « municipalisant » ;

- qu’elle relance la concertation avec la PBR en ce qui concerne les travaux qui seraient nécessaires ;

- qu’elle assure la continuité effective des activités de l’association et qu’elle s’engage au retour, à l’issue des travaux, de l’association PBR dans les locaux (en supposant qu’un déménagement soit nécessaire).

 

Très cordialement, 

Gérard Aubineau  Marie-Anne Boyer  Pierre Carrive   Christian Delom   Philippe Kaltenbach    Françoise Morgère   Isabelle Rakoff

Pierre Ramognino   Marie-Christine Vandrell

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13 novembre 2016

Soutien à J L Mélenchon

Bonjour
Dans la continuité de 2012 avec un programme l'HUMAIN d'ABORD Je viens d'envoyer mon soutien à Jean Luc MELENCHON  le candidat qui représentera la gauche telle que je l'entends et  au plus proche des gens
il est hors de question de soutenir un candidat réractable du PCF  qui sera doute  sans Hollande
Nous avons perdu trop de temps avec tous cettes prises de positions de parti et revirements qui ne meme à rien
Il est temps d'AGIR  et que les françaises et français s...oient bien représentés dans cette élection
C'est la discussion avec les clamartoises et clamartois hier au marché qui m'a  fait prendre conscience de l'urgence de rentrer en camapgne pour les présidentielles et legislatives

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06 novembre 2016

conférence nationale 5 novembre 2016

Voici les Résultats de la conférence nationale du PCF  le 5 novembre 2016 
Inscrits 535
votants 519
Mélenchon 218
Candidature PCF 274  

Abstention  27

il vient de se passer quelque chose d'extraordinaire dans notre parti

il y a ce vote qui  non seulement ne me représente pas, mais n'a -heureusement- pas de pouvoir décisionnel

Le vote de tous les adhérents à jour de leur cotisation tranchera les 24-25-26 novembre.

Pour ma part, rien ne me fera changer d'avis (exprimé publiquement depuis plusieurs semaines) ;

Mélenchon candidat commun pour la présidentielle.


S'il en était autrement, arrivera ce que Robert HUE n'a pas réussi à faire c'était détruire notre parti, aujourd'hui Pierre LAURENT désavoué par la conférence  qui donne seulement un avis 

c'est normal qu'il soit désavoué avec ses prises de positions  ou personnes ne les comprenaient à part lui!

Notre parti s'il désigne un candidat communiste à ces prochaines élections recevra la sentence finale car s'il dépasse les 2% ça sera un évènement

De plus je crois que les moyens  humains se feront rare pour cette campagne  et je ne parle pas du financement!

bref, c'est désatreux d'en arriver à ce point

 

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27 octobre 2016

Baisse du chomage !

Chômage : "L'idée d'une baisse du chômage est une imposture" (PCF)

L'idée selon laquelle les derniers chiffres de Pôle Emploi prouveraient que François Hollande est en train de vaincre le chômage est une imposture. Certes, le nombre de chômeurs inscrits en catégorie A a baissé en septembre mais le nombre total des demandeurs d'emploi, y compris ceux qui ont travaillé quelques heures au cours du mois, est en augmentation : + 1 % sur un an, le chiffre officiel atteint 5,78 mill...ions. En effet, les "petits boulots" en CDD explosent, de même que le nombre de chômeurs qui n'entrent pas dans ces statistiques parce que, découragés, ils ne s'inscrivent même plus à Pôle emploi, comme le montrent les enquêtes de l'INSEE sur le "halo" du chômage. Contrairement à ce que prétendent le gouvernement et le MEDEF, les politiques de baisse du coût du travail ne font pas baisser le chômage, elles approfondissent la crise du marché du travail. C'est au coût du capital qu'il faut s'attaquer. Tandis que les PME qui pourraient embaucher n'osent même plus demander un crédit à leur banque de peur de se voir fermer la porte au nez, l'argent des marchés financiers et de la BCE coule à flot pour les multinationales comme Danone à qui les banques ont prêté cet été de quoi racheter, pour 12,5 milliards d'euros, le "roi du bio" sur le marché américain. Faire reculer vraiment chômage et précarité, jusqu'à les éradiquer, est urgent, c'est ce que demandent les français. Le PCF propose une loi de sécurisation de l'emploi et de la formation. Tout de suite, des moyens concrets pour conquérir des pouvoirs dans les entreprises, dans les bassins d'emplois, les régions, et mettre ainsi l'argent des entreprises, l'argent des banques et l'argent public au service de la création d'emplois, de la formation des travailleurs, de la création de richesses dans les territoires, du développement des services publics.

Parti communiste français,

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23 octobre 2016

Je partage ce message suite de 2012

Message de Brigitte DIONNET

Ce n’est pas un scoop, je milite  avec de nombreux et nombreuses camarades pour le succès de la candidature de Jean Luc Mélenchon, non pas pour soutenir un « Homme » mais pour soutenir une démarche politique, celle qui avait présidé à l’élaboration et la mise en route du Front de gauche. Participante à la Convention de la France insoumise à Lille, j’ai pu constater la réalité de la poursuite de cette démarche et même sa mise en œuvre jusqu’au bout. Pourquoi ? Parce que aux cô...tés des forces politiques qui composent la France Insoumise  et des représentants d’associations ou de syndicats, il y a des individus qui s’inscrivent en tant que tels ou des groupes d’appuis qui se rassemblent pour former une force nationale permettant de rendre victorieuse une alternative à la politique libérale du PS, de la droite et de l’extrême droite. Ainsi, La France Insoumise, non seulement ne se construit pas contre les partis mais un espace politique leur est ouvert auquel je participe comme «  communiste insoumise » avec d’autres camarades, où sont présents des partis en tant que tel comme le PG ou la NGS et des membres de partis comme le mien ou Ensemble. Cet espace se réunit régulièrement en présence de Jean Luc Mélenchon et débat des questions que souhaitent débattre celles et ceux qui le constituent. C’est ainsi par exemple qu’avec d’autres camarades nous travaillons à construire une charte pour les législatives qui, tout en s’inscrivant dans la démarche de la candidature de JLM à la présidentielle, permette que les forces politiques composant ses soutiens puissent travailler ensemble pour l’échéance législative. Le projet de texte a ainsi beaucoup évolué entre celui du début et celui d’aujourd’hui. La dernière réunion de l’espace politique ce jeudi 20 octobre - où le débat a notamment porté sur des amendements que j’avais proposés sur le financement et la vie du groupe à venir -  a par exemple débouché sur la décision de rencontrer la direction du PCF  pour poursuivre ce débat. Le débat continue donc,  et je garde l’espoir qu’avec les communistes insoumis-e-s qui en font partie,  puissent participer le plus rapidement possible des représentants de la direction de mon parti à cet espace politique.

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19 octobre 2016

FAISONS UN PAS CHACUN

Faisons un pas chacun (Roland Leroy)

Faisons un pas chacun (Roland Leroy)

Un texte plein de bon sens. RI

Article publié dans l’Humanité du 18 octobre 2016

F. Hollande ou E. Macron, il est maintenant évident qu’il y aura un candidat social-libéral l’an prochain. Vu la force de ce courant dans la société comme au sein du Parti socialiste, le contraire aurait été plus qu’étonnant. De son côté, Jean-Luc Mélenchon sera candidat. Et si les conflits internes au PS conduisaient à une candidature supplémentaire – Hamon, Montebourg, Taubira ? – elle ne pourrait que s’ajouter à ces deux-là. L’idée de « rassembler la gauche » autour d’une candidature commune supposée éviter un second tour droite/FN est donc bien, de fait, une hypothèse irréaliste. Elle procède en outre d’une erreur d’analyse. L’extrême droite se nourrit, en France comme ailleurs en Europe, du sentiment qu’il n’y a pas d’alternative de gauche aux politiques néolibérales. D’où les progrès spectaculaires du Front national quand la gauche au pouvoir fait la preuve de son incapacité à faire autre chose que la droite : sous Mitterrand, puis sous Jospin, et maintenant avec Hollande. Rassembler derrière un candidat commun ceux qui ont soutenu les politiques des gouvernements socialistes et ceux qui les ont combattues ces dernières années serait la pire façon de poursuivre dans le même sens : « tous pareils… ».

Le seul moyen de faire reculer l’extrême droite et de battre la droite est de recréer un espoir à gauche. Ce qui implique évidemment de proposer une rupture franche avec les politiques menées alternativement par la droite et la gauche depuis des décennies. Mais aussi de construire pour cela un rassemblement politique crédible. C’est là que le bât blesse. Pour des raisons que l’histoire jugera, le début de dynamique qu’avait permis le Front de gauche s’est évanoui avec lui. Les forces qui le composent sont dispersées et affichent leurs désaccords. Avec les milliers de signataires de l’appel « En 2017, faisons front commun », je demande aux protagonistes de cette situation de faire ce qu’il faut pour en sortir de toute urgence.

Chacun peut voir que Jean-Luc Mélenchon est le mieux à même de représenter le rassemblement à construire. Il a fait une belle campagne en 2012. Tous les sondages ont montré depuis quatre ans qu’il se maintenait à peu près au niveau de son score à la présidentielle. Et depuis un an, la tendance est plutôt à la hausse. Qu’il soit notre candidat, et ouvrons la discussion. Nous ne sommes pas d’accord sur tout, c’est certain. Si c’était le cas, nous serions dans un même parti. Mais nous pouvons parfaitement nous entendre, comme en 2012. Les forces qui décideront de le soutenir doivent créer entre elles (Parti communiste, Parti de gauche et « la France insoumise », Ensemble, groupes de socialistes critiques et d’écologistes, assemblées citoyennes du Front de gauche, etc.), avec les citoyennes et les citoyens décidés à s’engager, un lieu où pourront se construire les accords nécessaires : sur un programme, des candidatures aux législatives, la façon de mener campagne. Cela se fera si nous en avons tous la volonté.

Il n’est que temps. Le peuple français est en attente. En l’état de discrédit du Parti socialiste, rien ne dit qu’un tel rassemblement ne pourrait pas devenir désormais le vote utile à gauche et changer radicalement la donne, pour 2017 et pour la suite. La responsabilité est entre nos mains. Faisons chacun un pas.

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16 octobre 2016

CONSULTATION CITOTENNE VOTE le 5 Novembre

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Le Parti communiste a rendu publics les résultats de sa grande consultation sur les aspirations populaires pour un projet de rupture à gauche. Prochaine étape, faire émerger l'exigence d'une candidature commune pour 2017, pour donner une chance à cette démarche d'aboutir.

«Que demande le peuple? » s'interroge le PCF depuis qu'il a lancé, il y a plusieurs mois, le pari osé de sa « grande consultation ». « Je n'ai pas souvenir d'une consultation d'une telle ampleur », constate François Miquet-Marty, président de l'institut ViaVoice, avec qui le PCF a conçu l'enquête. Emmanuel Macron, qui se targuait également d'une opération inédite avec son mouvement En marche !, aura réussi, à grand renfort médiatique, à faire remplir 25 000 questionnaires comportant 8 questions. Si le PCF espérait pouvoir compléter des centaines de milliers de questionnaires, le résultat, bien que moindre, reste inédit : 400 000 personnes rencontrées et 65 000 questionnaires intégralement remplis. « C'est une consultation, pas un sondage, indique François MiquetMarty, mais le nombre, la diversité sociale et générationnelle des enquêtés en font un outil tout à fait intéressant. »

NON AUX PONCIFS

Quelles sont les préoccupations populaires ? « Cette consultation témoigne d'une envie d'être pris en compte, écouté par les politiques et on sent également une certaine colère par rapport au système », analyse le politologue. Preuve de l'exigence démocratique, spontanément, les réponses placent le besoin d'une nouvelle République, plus démocratique, en tête (31 %) des grands chantiers à engager pour l'avenir du pays. La question sociale est par ailleurs fortement mise en avant avec les exigences d'améliorer les services publics (27 %) et la lutte contre le chômage (25 %).

Quelles sont les explications à la crise relevées dans la consultation? Une partie de la population refuse les canons idéologiques diffusés tous les jours par les médias et politiques : pour les enquêtés, ce sont les banques, les actionnaires et la finance (78 %), qui sont responsables de la crise et non pas les immigrés. Le capitalisme est un mauvais système pour l'humanité et la planète, pour 70 % d'entre eux. Ils réfutent également les poncifs idéologiques autour d'un prétendu « coût » du travail (67 %) ou l'individualisation de la responsabilité, puisque seuls 26 % pensent qu'« il suffit qu'un individu le veuille pour s'en sortir ».

« Ce tableau dessine une convergence de vues dans le peuple de gauche, dont les valeurs et les aspirations sont assez homogènes », analyse François Miquet-Marty. Les priorités concrètes des enquêtés dessinent à elles seules un contre-projet de société : la hausse des salaires (38 %), une action plus forte pour l'environnement (31 %) et la lutte contre les discriminations (28 %) sont plébiscitées.

NOUVELLE ÉTAPE

De cette matière, le PCF a tiré 7 grands axes à mettre en débat dans les campagnes présidentielle et législatives : reprendre le pouvoir sur la finance ; une autre République ; investir sur l'avenir ; l'égalité hommes-femmes ; une France protectrice et solidaire ; produire autrement et changer l'Europe. Ces thématiques constituent, aux yeux des communistes, les axes structurants d'une politique de gauche dont le pays à besoin. « Nous recherchons tout ce qui permet de rassembler la gauche alternative opposée à la politique de François Hollande, argue Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. Nous pensons que nous pouvons être nombreux à nous retrouver sur des positions communes. » La restitution de la « grande consultation » ouvre donc désormais une nouvelle étape pour le PCF. « C'est par ces batailles-là que nous entrons en campagne et non, d'abord, par le candidat », précise encore Olivier Dartigolles. Les thématiques issues des préoccupations dévoilées par la consultation doivent désormais faire l'objet de « luttes concrètes ». Une première date de mobilisation, le 22 octobre, devant le siège d'Apple en France est annoncée par le PCF pour réclamer le paiement des impôts dus au fisc par la multinationale.

« Je n'ai pas souvenir d'une consultation d'une telle ampleur. » FRANÇOIS MIQUET-MARTY, PRÉSIDENT DE L'INSTITUT VIAVOICE

Si ce travail sur le fond doit y contribuer, le PCF veut également amplifier la mobilisation pour une candidature commune de l'alternative à gauche. « Je tire la sonnette d'alarme car chacun voit bien que, dans le paysage actuel des candidatures, nous allons vers une catastrophe politique, avec une victoire conjuguée de la droite et de l'extrême droite », alerte Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. « Il y a des forces socialement convergentes et politiquement divisées », constate-t-il à la lecture des résultats, sans toutefois se résoudre à cette situation : « Je n'emmènerai pas le peuple de France avec le Parti communiste à la présidentielle comme on va à l'abattoir, avec au bout une victoire de la droite et de l'extrême droite », a tonné le dirigeant communiste lors de l'émission de restitution de la grande consultation (1). Le PCF va mettre en ligne une pétition nationale pour exiger le rassemblement des forces alternatives. Pierre Laurent appelle ainsi à des mobilisations locales pour « interpeller ceux qui sont concernés pour leur demander de prendre leurs responsabilités ». Une réunion est prévue le 3 novembre avec les personnalités qui soutiennent la démarche. L'idée de l'unité commence à faire son chemin. Un appel a été publié dans « Libération », le 10 octobre, pour « une seule candidature alternative à gauche ». Appel signé par des personnalités communistes, socialistes, écologistes ou du Front de gauche. Un autre appel, « Faisons front commun en 2017 », initié par des militants communistes, défend pour sa part l'idée d'un rassemblement autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon, dans un autre cadre que celui de La France insoumise.

AVANT LES LÉGISLATIVES

Dans le courant du mois de novembre, les communistes décideront pour leur part de leur positionnement pour la présidentielle. Trois hypothèses leur sont soumises : poursuivre l'effort de rassemblement sans soutenir immédiatement de candidat ; soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon ou présenter un candidat communiste. « Nous poursuivrons nos efforts pour le rassemblement, quel que soit notre choix de candidature », précise Olivier Dartigolles. Enfin, les communistes veulent, à partir de la grande consultation, construire le rassemblement pour les élections législatives. « La question qu'on veut nous imposer, c'est de quels députés le président a besoin ? Nous, nous voulons imposer la question de savoir de quels députés le peuple a besoin », rappelle Pierre Laurent. Le peuple répondra-t-il à ce nouvel appel ?

(1) L'émission, ainsi que les résultats de l'enquête du PCF, sont visibles sur www.lagrandeconsultationcitoyenne.fr

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28 septembre 2016

Conseil National 24 et 25 septembre 2016

Publié le 28 septembre septembre 2016 par Front commun

 

Je partage, ci-dessous, le texte de l’intervention que j’ai prononcée au Conseil national du PCF, ce samedi 24 septembre, qui porte sur la stratégie des communistes pour l’élection présidentielle.

Les interventions que j’ai trouvées les plus intéressantes sont celles qui nous donnent à partager l’état de la réflexion des communistes dans les départements, dans les sections. Pour travailler à l’unité des communistes, à un débat respectueux – nécessité que beaucoup de camarades ont soulignée – il me semble important de faire cet effort. C’est aussi notre rôle de direction nationale.

J’y prends donc ma part, en rendant compte rapidement – trop rapidement – de l’échange entre les communistes de Fontenay, réunis en assemblée de section cette semaine, qui met en lumière les points suivants :

une difficulté à s’impliquer dans la consultation citoyenne, bien que la démarche soit partagée sur le fond, en raison des défauts intrinsèques du questionnaire (très compliqué) mais surtout du manque de perspectives, qui nous rend mal à l’aise dans la discussion avec les citoyens ;

le sentiment d’être inaudibles et le besoin de rendre public notre appel au rassemblement ;

– dans le même temps, des interventions qui, majoritairement, invitent à prendre acte de la candidature de Jean-Luc Mélenchon, sans beaucoup d’enthousiasme mais avec le sentiment que nous ne pouvons plus faire autrement ;

– pour résumer, du désarroi et beaucoup d’attente vis-à-vis de notre Conseil national, pour y voir plus clair rapidement.

Pour ma part, et pour donner ma réflexion dans le débat, je fais partie de ceux qui pensent que le soutien critique à la candidature de Jean-Luc Mélenchon est, désormais, la position la plus réaliste.

Si j’ai été heurtée par certaines des positions de Jean-Luc Mélenchon, sa façon de proclamer sa candidature et de mener campagne, je dois dire que je suis heurtée également par les propos que certains camarades, en particulier des dirigeants nationaux du Parti, tiennent vis-à-vis de lui, comme s’il était devenu notre principal adversaire politique.

Quelle que soit la décision que nous prendrons, in fine, je crois nécessaire de nous demander pourquoi la candidature de Jean-Luc Mélenchon nous gêne tant :

Certes, il y a ses maladresses, les désaccords que nous pouvons avoir avec lui – qui ne doivent d’ailleurs pas faire oublier tous les points d’accord, dont nous parlons pourtant très peu.

Mais je crois que sa campagne, certaines de ses prises de positions nous heurtent surtout car elles nous renvoient à des questions non réglées chez nous, qui posent la question de notre utilité, de la légitimité de notre action. Je résume ce propos en 3 questions :

1. Comment surmonter la crise politique, celle qui plonge dans le discrédit tous les partis politiques, y compris le nôtre ? Jean-Luc Mélenchon y répond en tentant une campagne hors partis, directement du candidat au peuple : je ne partage pas cette position mais le constat qui y conduit m’interroge et me parle. Nous pouvons, nous devons continuer de penser qu’une organisation politique est nécessaire pour mener le combat qui est le nôtre, tout en étant lucides sur le discrédit qui pèse sur les partis, qui doit nous conduire à remettre en cause nos pratiques politiques.

2. Autre question : Comment faire face à la crise de la gauche, gauche à laquelle nous sommes associés et que le quinquennat de Hollande a abîmée de façon désastreuse, provoquant une situation de fracture entre la gauche et celles et ceux qui ont le plus besoin ? Jean-Luc Mélenchon y répond par l’effacement du concept de gauche, en prônant une lutte entre le peuple et les élites. Encore une fois, je ne partage pas cette stratégie mais reconnaissons que la reconquête de l’hégémonie politique et culturelle par les idées de gauche n’est pas un combat gagné d’avance.

3. Enfin, 3e et dernière question : Comment faire face à l’échec, dont nous portons une part de responsabilité et que constitue le fait de n’avoir pas su rendre incontournable une construction politique alternative à gauche, dont le Front de gauche semblait pourtant, en 2012, une belle préfiguration ? Certes, Jean-Luc Mélenchon a dit que le Front de gauche était dépassé mais n’avons-nous nous-mêmes pas dit la même chose ou, pire, fait en sorte qu’il en soit ainsi ?

Traiter ces questions et examiner les divergences que nous avons dans les réponses à apporter, c’est un gros chantier. C’est celui de la recomposition de la gauche et je crois que nous ne sommes pas dans le moment politique qui permette de mener ce chantier.

C’est pourquoi, à ce stade, il me semble nécessaire de nous adresser à Jean-Luc Mélenchon et de rendre public notre échange. Si nous avons la responsabilité du rassemblement, nous avons aussi la responsabilité d’aller au bout de notre relation avec celui qui a donné un visage au Front de gauche en 2012.

Pour finir, je dois dire que je suis assez étonnée par les camarades qui considèrent que cet échange avec Jean-Luc Mélenchon est, à priori, voué à l’échec.

Car considérer que la position de Jean-Luc Mélenchon est immuable, sur des questions comme le clivage gauche / droite, sur le cadre de la campagne, sur les législatives, sur certains points programmatiques,

Considérer, en somme, que la candidature de Jean-Luc Mélenchon, sa façon de mener campagne existent indépendamment de la position que nous, communistes, pouvons prendre,

N’est-ce pas faire le constat de notre propre échec, de notre inexistence dans le rapport de forces que Jean-Luc Mélenchon a su construire et qui le rend, aujourd’hui, incontournable dans le paysage politique ?

Nous pouvons, nous devons peser dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon comme en 2012 et même mieux qu’en 2012 !

Posté par gerard aubineau à 17:21 - Commentaires [0] - Permalien [#]