Gerard AUBINEAU

09 novembre 2018

Plan Métropolitain de l'Habitat et de l'Hébergement

Le décret de mars 2018 sur le Plan Métropolitain de l’Habitat et de l’Hébergement a été  voté par la Métropole  Donc applicable

Le Maire  et sa majorité ont voté Contre au CM du 11 octobre 2018

Voici les 6 axes de ce plan : 

. - Maintenir le rythme de production de logements neufs sur la durée du PMHH, en veillant à une répartition de l’offre équilibrée dans l’espace métropolitain,

- Tenir compte de la diversité des besoins des ménages et permettre la construction de parcours résidentiels fluides : développer une offre de logements mixte et accessible,

- Favoriser la mobilité et la mixité au sein du parc social et optimiser l’occupation des parcs de logements existants (privé et social),

- Permettre le parcours résidentiel des publics en difficulté en renforçant le lien entre l’hébergement et le logement,

- Accompagner et renforcer la dynamique de rénovation du parc existant,

- Assurer la gouvernance partagée, le suivi et la mise en œuvre du PMHH. 

Question du CM du 11 octobre 2018 

Avis sur le projet de Plan Métropolitain de l’Habitat et de l’Hébergement

En ce qui concerne le Plan d’Actions :

Le programme d’actions demeure un inventaire de principes et d’intentions dont les calendriers de mise en

oeuvre, la territorialisation des actions renvoient le plus souvent à des études ou à des
groupes de travail ultérieurs peu précis.

Ces actions ne font l’objet ni d’une évaluation financière comme l’impose l’article R 302-1-3 du Code de la construction et de l’habitation, ni d’une étude foncière telle qu’exigée par le décret du 1er mars 2018.

Il en résulte que les dispositifs métropolitains programmés ne peuvent être évalués dans leur viabilité

Au vu de ces éléments, il est proposé au Conseil municipal d’apporter un avis défavorable sur le projet de Plan Métropolitain de l’Habitat et de l’Hébergement, arrêté par le Conseil métropolitain en date du 28 juin 2018 pour les raisons suivantes :

- le programme d’actions n’apparait pas suffisamment détaillé et les objectifs chiffrés garants de la soutenabilité financière et opérationnelle de ces actions ne sont pas évalués,

- les objectifs du PMHH en matière d’aide à la pierre ne sont pas adaptés aux situations locales et demeurent dangereux pour les dispositifs existants ; le dispositif foncier envisagé est aussi couteux qu’inutile au regard des dispositifs existants (EPFIF),

- l’objectif du nombre de places d’hébergement à atteindre à Clamart est totalement déraisonnable au regard de la situation existante (près de 10 fois les objectifs de la loi Molle) et de la conformité de Clamart à la Loi SRU.

Enfin le plan donne à la Métropole des ambitions irréalistes en matière de politique foncière qui vont lourdement peser sur ses finances ou déboucher inévitablement sur un effort fiscal supplémentaire demandés aux contribuables locaux ; alors même que la région Ile de France est déjà dotée d’un outil parfaitement adapté et financé ’Etablissement public d’Ile de France (EPFIF). 

Mon intervention au conseil municipal du 11 octobre 2018 

Nombre de  logements à  construire par an (2018-2020)      270

Aujourd’hui avec toutes les constructions qui ont démarrées vous en êtes à combien c’est plus que le chiffre annoncé j’aimerai bien avoir les vrais chiffres de construction

Nombre de logements sociaux à produire par an (2018-2020)   70

Comment pouvez vous contestez ce chiffre de 70 log alors que c’est la base de votre programme que vous vous êtes fixés et que je conteste depuis le début

Monsieur le maire si vous pouviez votre  intention réelle est de ne pas  construire de logements sociaux et encore moins des places d'hébergement

C'est l'occasion de vous demander  combien de logements locatifs sociaux ont été effectivement réalisés depuis 2014, y compris sur les programmes engagés avant par l'ancienne municipalité..

NON Monsieur le Maire Président du territoire je ne vous laisserai pas casser la LOI SRU sur  le fond avec vos amis  et j’espère que des villes comme Neuilly et d’autres serons obligées de construire des logements sociaux

Si vous êtes contre le logement social il faut l’assumer publiquement et politiquement c’est tout simple 

Nombre de places d’hébergement/ logements adaptés à construire par an sur la durée du PMHH (6 ans)  6

Peut être que le chiffre est disproportionné comme vous le dites  mais entre l’état actuel de la situation et ce chiffre il y a de la marge et de toute façon vous ne le respectez pas sur pour les places d’hébergement,  ce ne sont pas les demandes exprimées qui font une politique de réponse aux besoins, il faut affirmer une politique de rééquilibrage a l échelle métropolitaine et ne pas tout concentrer dans le 93!

C’est vrai que ce plan n’apparait pas dans les détails financiers et urbanistes mais je vous rappelle que vous faites la même  méthode pour  certaines de vos délibérations.

Elles ne sont vraiment pas détaillées et vous êtes obliger de les repasser en conseil municipal

Quand à la loi molle  on en est loin   et quand à la loi SRU on est dans le créneau mais pour combien de temps  je vous rappelle qu’en vous avez été élu  nous étions à 26% de logs sociaux  on verra en 2020 

Je pense qu’en matière de logements  une autre politique est possible pour loger les clamartoises et clamartois

Evidemment je voterai CONTRE votre délibération  car le PMHH n’est pas à la hauteur de mon espérance  mais il  a le mérite d’existé  et d’avoir eu un point d accord avec des maires aux sensibilités différentes dans la commission logement.
 et c’est in croyable les prises de position des élus qui votent POUR à la métropole et CONTRE au territoire comme vous

 J’espère que vous l’avez l’expliqué à vos élus et au public

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11 octobre 2018

Conseil municipal du 11 octobre 2018

Voici mes interventions aux différents points importants du conseil

Question N° 4

-          Pour l’école Jules Ferry Pourquoi cette augmentation de couts

-          Projet "Grand Canal" si l'on en croit la dernière révision du PLU, qui n’est  pas très claire Pourquoi  le groupe scolaire est décalé à 2019Comme j’ai  voté contre le budget primitif 2018... je voterai contre pour cette décision modificative

Question N° 6

le stationnement, un des sujets les plus polémiques et souvent fantasmatiques qui existent... Une 1ère remarque: la mairie de Clamart devrait embaucher un statisticien car ils ont une vision vraiment curieuse des sondages ou autres enquêtes. Le résultat de 73,62% pour le projet est ridicule de précision.

Combien d'habitants ont été consultés,

Combien ont répondu et que représente donc vraiment ce résultat...

Ceci dit, c'est vrai que des habitants "frontaliers" de communes à stationnement payant se plaignent de l'occupation du domaine public clamartois par des véhicules ne pouvant plus se garer longtemps dans les communes voisines... Il est dit qu'il est établi une zone résidentielle pour permettre le stationnement plus facile des habitants de cette zone: ils n'ont pas de garage? (en fait, ça dépend: certains n'en ont pas ou pas d’adapté aux véhicules actuels de plus en plus gros; d'autres utilisent leur garage pour d'autres choses et encombrent l'espace public avec leurs voitures.

Concernant ce sujet, vu comment c'est présenté, On ne comprend pas si vous allez installer des horodateurs...

L'enquête n’est pas claire Les habitants ont surtout vu le sujet: "on ne va pas payer et les étrangers vont payer"... Or, je crois avoir compris mais peut-être n'est-ce pas vrai, que les habitants devront payer le macaron annuel: Pouvez vous l’expliquer

Un beau cadeau aux commerçants.

Pourquoi ce raisonnement est appliqué seulement pour les commerçants et pas pour les habitants qui prennent la peine de louer des places de parkings au lieu d'occuper l'espace public? Donc, je vous propose d’étendre cette mesure aux clamartois

Question N° 12

Je ne vais pas reprendre les 6 axes d’orientation de ce plan du PMHH  je vais aller à l’essentiel.

Nombre de  logements à  construire par an (2018-2020)      270

Aujourd’hui avec toutes les constructions qui ont démarrées vous en êtes à combien c’est plus que le chiffre annoncé j’aimerai bien avoir les vrais chiffres de construction

Nombre de logements sociaux à produire par an (2018-2020)   70

Comment pouvez vous contestez ce chiffre de 70 log alors que c’est la base de votre programme que vous vous êtes fixés et que je conteste depuis le début

Monsieur le maire si vous pouviez votre  intention réelle est de ne pas  construire de logements sociaux et encore moins des places d'hébergement

C'est l'occasion de vous demander  combien de logements locatifs sociaux ont été effectivement réalisés depuis 2014, y compris sur les programmes engagés avant par l'ancienne municipalité..

NON Monsieur le Maire Président du territoire je ne vous laisserai pas casser la LOI SRU sur  le fond avec vos amis  et j’espère que des villes comme Neuilly et d’autres serons obligées de construire des logements sociaux

Si vous êtes contre le logement social il faut l’assumer publiquement et politiquement c’est tout simple

 

Nombre de places d’hébergement/ logements adaptés à construire par an sur la durée du PMHH (6 ans)  6

Peut être que le chiffre est disproportionné comme vous le dites  mais entre l’état actuel de la situation et ce chiffre il y a de la marge et de toute façon vous ne le respectez pas sur pour les places d’hébergement,  ce ne sont pas les demandes exprimées qui font une politique de réponse aux besoins, il faut affirmer une politique de rééquilibrage a l échelle métropolitaine et ne pas tout concentrer dans le 93!

C’est vrai que ce plan n’apparait pas dans les détails financiers et urbanistes mais je vous rappelle que vous faites la même  méthode pour  certaines de vos délibérations.

Elles ne sont vraiment pas détaillées et vous êtes obliger de les repasser en conseil municipal

Quand à la loi molle  on en est loin   et quand à la loi SRU on est dans le créneau mais pour combien de temps  je vous rappelle qu’en vous avez été élu  nous étions à 26% de logs sociaux  on verra en 2020 

Je pense qu’en matière de logements  une autre politique est possible pour loger les clamartoises et clamartois

Evidemment je voterai CONTRE votre délibération  car le PMHH n’est pas à la hauteur de mon espérance  mais il  a le mérite d’existé  et d’avoir eu un point d accord avec des maires aux sensibilités différentes dans la commission logement.
 et c’est in croyable les prises de position des élus qui votent POUR à la métropole et CONTRE au territoire comme vous

 j’espère que vous l’avez l’expliqué à vos élus et au public

 

Question N° 13

Je vous rappelle que la mairie par votre position vous embêter tous ceux qui prennent le train, depuis fin 2014, pour avoir fermer la place et cyniquement faire constater que personne n'y passait...

 Tout cela pour que ça dure des années et que les projets si urgents (dont le fameux parking public) ne se réalisent pas...

Nous ne sommes pas pressés qu'ils se réalisent mais, quoiqu'il en soit, les voyageurs auraient pu être enquiquinés sur moins d'années!

Est-ce que le recours contre le déclassement n’est pas purgé

 

 la SPLA est une boîte opaque où il n'y a pas de représentant d'opposition et que pour l’instant vous avez la main  mais qu’en sera-t-il en 2020

vous prenez des décisions sans qu’il y est un droit de regard comme un conseil municipal ou territorial:

pourquoi la Mairie n’a pas vendu les terrain directement à ICADE  étant donné que la SPLA est une société privée

Est ce que tous les recours sont  terminés

Le programme prévu est-il maintenu avec une crèche et 30% de logements sociaux ? Pourquoi le bâtiment de logements en cours de construction ne comporte-t-il pas de logements sociaux ?

Quel est le nouveau planning suite au retard du métro (ouverture 2025)?

 

Question N° 14

Juste un mot au sujet de la SPLA qui joue au Monopoly a racheté tous les commerces avec certaines difficultés sauf que ce n’est pas un jeu

Pouvez vous me dire  pourquoi on ne parle plus du Monoprix  vous auriez peut etre des difficulté avec les carrefour actuel qui ne veut pas partir 


Question N° 16

Je vous remercie pour ce document car c’est la loi 

je l’ai parcouru même si pour moi le contenu me semble tres opaque

J’ai juste une question concernant les salaires

Il s’agit  peut être d’une mauvaise interprétation de ma part mais vous indiquez  qu’il y a 2,56 employés et un cout de 202 772€  sans les charges sociales  cela signifie-t- il que le salaire mensuel est de 6600€ . Quels sont les postes occupés

 Tout ce que j’espère Mr le Maire que la SPLA ne finisse pas comme la SEMARC du temps jadis

Mon vote sera le même qu’à la création  contre

ENSUITE IL Y A EU 2 VOEUX ET UNE QUESTION ORALE

 

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17 mai 2018

Projet Hunebelle

Article Clamart info de juin

Le projet Hunebelle du Maire : le projet de trop !

Projet disproportionné,  pharaonique à  50 millions d’euros

Coûts  exorbitants, inquiétude financière pour les prochaines années, augmentation des impôts

Clamart a-t-il besoin de ce projet ?  Les athlètes disent non, nous voulions simplement une piste convenable pour faire du sport

Le sport à quel prix ? Nous sommes loin du sport pour  « tous » 

NON, la sélection des plus riches est déjà faite.

Article complet

Je projet Hunebelle sera le projet de trop, le gymnase Deschamps sera détruit au détriment d’un projet disproportionné,  un projet pharaonique de  50 millions d’euros.

Un coût  exorbitant, une forte inquiétude financière pour les prochaines années, des augmentations des impôts directs ou indirects seront à l’ordre du jour dans les prochaines années

Clamart a-t-il besoin de ce projet ?

 Les athlètes disent non, nous voulions simplement une piste convenable pour faire du sport et se retrouver en famille comme nous l’espérions dans le cadre du sport pour tous et non réservé à une élite avec une sélection faite par l’argent.

Ce n’est pas ce qu’ont demandé les clamartoises et clamartois car ils aiment le stade Hunebelle avec son charme, son esprit conviviale et familial.

 

 

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24 mars 2018

Question du CM du 23 mars 2018

Question n°16 de l’ordre du jour du conseil municipal du 23 mars 2018

SPLA Panorama - Cession d’une participation au capital à l’établissement public territorial Vallée sud Grand Paris conformément à l’article L1521-1 du Code général des collectivités territoriales.

Mon intervention au CM

Vous faites référence à la métropole de Lyon alors que sommes en région parisienne 

Vous faites ces transferts ce qui veut dire que la ville se retrouve minoritaire  donc la ville perd le contrôle des opérations  de la  SPLA  sauf le marché du Trosy.

Comment les conseils de quartier auront les informations.

Vous confondez les assemblées  générales et les conseils d’administration.

Monsieur le maire vous faites  des emprunts  garantis à long terme ( ex : clamart habitat ) que je peux qu’approuvé et d’autres à moyen terme où je n’ai pas vu le chiffre exact et le nombre d’années, quel sera le cout pour la ville et le financement sera t-il équilibré ?

Comme la ville ne maitrise plus rien et c’est le territoire qui gérera le déroulement des travaux  de plus prévu déjà avec un retard d’un an soit 2025.

Est-ce qu’il y a un problème que nous ne connaissons pas ou caché ?

Pourquoi vous ne lancez vous pas les travaux de la phase A1?

rue jean Jaurès / Fleury

le parking de 200 places

 les logements

Est-ce que la crèche sera maintenue?

Est-ce que l’école sera maintenue?

Pourquoi vous faites voter  une délibération alors que les conditions financières ne sont pas définies ?

Vous allez voter à l’aveuglette !

Comment vous osez nous demander de voter cette délibération sans avoir donner les bases des conditions financières ?

C’est incroyable et non respectueux des élus de la majorité et de l’opposition  et de la population

Aujourd’hui vous avez l’air de maitrisez les choses mais demain après de nouvelles élections si ça change   alors que se passera-t-il ?

Mon article de Mai Clamart info sera sur cette base  

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08 février 2018

Démocratie municipale

Au dernier conseil municipal du 26 janvier 2018 

La question N° 34 était :

Proposition de la Ville relative à la composition du Conseil d’administration (CA) de

l’OPH Clamart Habitat dans le cadre du rattachement au Territoire Vallée Sud Grand

Paris – Délibération modificative.

Clamart habitat n’existe plus maintenant c’est Clamart territoire  T2  

Le maire grand démocrate a fait croire aux élus et au public qu’il pourrait élire un conseiller municipal de l’opposition dans cette commission.

Il a donc demandé à l’opposition de présenter un élu  tout en sachant qu’il n’y aurait aucune suite, sachant qu’il n’en voulait pas.

C’est aussi ça la démocratie de Mr Berger !

Théoriquement  la vraie démocratie était de faire une seule liste commune avec un élu de l’opposition mais Mr Berger a décidé de faire deux listes. 

Evidemment les votes ont lieu sans surprise : la liste de la majorité municipale, bien entendu  sans élu de l’opposition,  a été élue avec 36 voix.

La démocratie du Maire est de faire croire au public qu’il est un grand démocrate mais le public n’est pas dupe il a vu le vrai visage du Maire. 

. Il refuse bel et bien que l’opposition siège dans les instances communales. Il serait démocratique que la majorité comme l’opposition soit représentée. 

Y compris dans les conseils de quartier les habitants n’ont qu’à appliquer ses volontés.

Ils ne décident de rien, ni de l’ordre du jour, des questions  d’ailleurs certains habitants sont très déçus.

 Nous sommes loin de la chartre des conseils de quartier  voté par l’ensemble des élus en 2004.

De 2001 à 2014 les élus de l’opposition siégeaient dans toutes les instances  communales à la proportionnelle  et pourtant rappelez-vous de ses écrits lors de la campagne électorale. 

Faire des propositions démocratiques et les appliquer ce n’est pas la même chose  

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18 janvier 2018

Voeux 2018 de Pierre LAURENT

   Pierre Laurent - 15 janvier 2018 

 

Mesdames et Messieurs,

Mesdames et Messieurs les ambassadeurs,

Chers amis, Chers camarades,

 

Je veux d’abord présenter à chacune et chacun d’entre vous mes meilleurs vœux de bonheur, de réussite et d’épanouissement personnel pour vous, pour vos proches, pour toutes celles et ceux que vous représentez ici.

Je ne veux pas seulement vous présenter mes vœux de bonheur,  je voudrais qu’ensemble ce soir nous clamions haut et fort l’actualité du droit au bonheur pour tous.  

Le rapport sur les inégalités mondiales, publié en décembre, confirme l'envolée spectaculaire et continue des écarts de richesses au profit de 1 % de la population mondiale. 

Nous n'acceptons pas ce monde. 

Oui, nous formons le vœu, et c'est le sens même de notre combat, du droit au progrès pour chaque être humain, le droit de vivre dignement en choisissant sa vie, le droit au progrès social, écologique, féministe pour toutes et tous, dans notre pays, la France, comme comme sur toute la planète, le droit d’avancer, tous et chacun, dans la solidarité. 

Oui, je sais, les temps politiques sont mauvais. Ils ne nous disent pas çà.

Mais je crois que l’époque, elle, nous appelle à cela. 

Pourquoi en effet devrions-nous réserver à nos projets de vie individuels les belles utopies qui forment nos vœux en ce mois de janvier  ?

Au nom de quelle théorie, de quel raisonnement, de quel empêchement, de quelle raison d’État ? 

Pourquoi donc nos rêves et nos utopies du quotidien ne formeraient-elles pas le grand projet commun d’un droit au progrès pour chaque être humain ?  

Nous vivons l'époque où les révolutions techniques, scientifiques, démographiques, numériques offrent des possibilités inégalées d'épanouissement de toutes les capacités humaines : vivre dignement de son travail, se loger décemment, vivre en bonne santé, faire des projets d'avenir, en décider librement, se former, se cultiver, changer de métier, d'activité, créer, participer à la vie de la cité… 

Devenir maître de ses choix, être en capacité de décider, réinventer la politique.

En tous domaines, nous sommes à l'heure des choix pour l'humanité.

Et le choc des visions est partout. 

J’entends la parole libérée des femmes contre les violences sexistes qu’on veut aussitôt étouffer.

J’entends la colère du monde face à la bêtise raciste et criminelle de Donald Trump.

J’entends l’arrogance du PDG de Lactalis, 8ème fortune française, 116ème fortune mondiale, justement le fameux 1 %, à qui il faudrait déjà tout pardonner parce qu’il daigne sortir de son silence. 

J’entends l’inhumanité de Gérard Collomb contre les migrants et le manque de considération des associations  qui les prennent en charge. 

Et je me dis : non, le monde n’appartient pas à ceux qui en détiennent aujourd’hui les clés.

Un nouveau monde frappe à la porte, une nouvelle époque est possible, qu’il s’agit d’écrire ensemble. 

Nous voulons la réussite solidaire, pour chacun, pour notre pays,  pas la soumission aux « premiers de cordée ». 

La modernité d’Emmanuel Macron, c’est la version colorisée des vieux scénarios d’exploitation au service de la finance. Et çà se verra, de plus en plus.

N’est-ce pas, Madame Muriel Pénicaud ?

A qui ferez-vous croire encore longtemps que la rupture conventionnelle collective, cette méthode de licenciement de masse introduite au détour d’un article des ordonnances Macron contre l’avis de tous les syndicats, c’est, je vous cite, la meilleure manière d’éviter « le traumatisme du licenciement » ? 

L’avenir du travail, l’or que nous avons chacun entre les mains, vaut bien mieux que ces vieilles sornettes. 

Voilà pourquoi, nous communistes, avons décidé d’entamer l’année 2018 avec la tenue le 3 février prochain à Montreuil d’Etats Généraux du progrès social, auxquels j’ai le plaisir de tous vous convier.

La grande bataille pour le progrès humain contre la soumission à la finance sera notre fil conducteur de l'année. 

D’autres rendez-vous suivront tout au long de 2018 pour construire ce grand combat du progrès humain : les Rencontres Niemeyer, ici même le 26 janvier, pour un droit à la ville à taille humaine et démocratique ; les 3è Etats Généraux du numérique les 9 et 10 mars ; nos assises pour l’écologie les 4 et 5 mai ; une Convention nationale pour l’art, la culture et l’éducation populaire les 28 et 29 septembre. 

Oui, cinquante ans après 1968, nous proposons de reprendre le chemin de nouvelles audaces sociales et démocratiques contre tous les présupposés idéologiques qui prétendent s'y opposer. 

Et dix mois après l’élection d’Emmanuel Macron, dans laquelle, c'est vrai, il a en partie réussi le hold-up sur l'aspiration de notre peuple à faire du neuf, nous reprenons l’écriture d'une vraie modernité là où les pages que le Président prétendait tourner et qui ne le seront en vérité jamais.

 Utopie, nous diront certains.

Je suis sûr du contraire.

Et comme je l'ai dit ici même le 4 novembre en réfléchissant à l'actualité de nouvelles révolutions : « Le 21ème siècle est celui qui posera comme jamais à la planète toute entière la question de la modification en profondeur  des rapports sociaux ». 

Cette question que Gwymplaine, le personnage du roman de Victor Hugo « l'Homme qui rit », pose en ces termes à la Chambre des Lords   :

« Mylords, vous êtes en haut. Vous avez le pouvoir, l'opulence, la joie, le soleil immobile à votre zénith, l'autorité sans borne, la jouissance sans partage, l'immense oubli des autres. Mais il y a, au-dessous de vous, quelque chose. Au-dessus peut-être. Mylords, je viens vous apprendre une nouvelle. Le genre humain existe. » 

Alors, nous qui sommes du monde du travail abîmé par la crise et les accidents de la vie, comme l'était le visage de Gwymplaine,  nous renouvelons le pari de l'anticipation, de la modernité qui fut celui du manifeste de Marx et Engels.

Et contre ceux qui voudraient habiller de modernisme le maintien et l'extension des privilèges, nous choisissons le parti de la démocratie, c'est-à-dire du pouvoir partagé de tous, le parti du « nouveau monde » qui pousse, émerge, pour en libérer toutes les potentialités et entrer dans une période nouvelle de véritables progrès sociaux.*

Vieux rêves éculés hurleront certains.

Alors, parlons simple et clair.                 Parlons Lactalis, par exemple.

Avec près de 10 milliards d'euros de fortune, Emmanuel Besnier le PDG, a multiplié par 2,5 cette fortune ces quatre dernières années.

Durant cette période, il a été le champion de l'écrasement du prix du lait payé aux agriculteurs. Les producteurs de lait sont devenus les otages de Lactalis qui a droit de vie ou de mort sur la filière. 

Comment le système capitaliste a-t-il pu mettre dans une telle dépendance  nous tous, paysans et consommateurs ? 

Le groupe est aujourd'hui au coeur d’une faille de la sécurité alimentaire, avec le scandale du lait infantile contaminé à la salmonelle.

Et il continue à faire preuve de la même arrogance.

Beaucoup de questions se posent : sur les conditions de travail et de production, sur les conditions de la distribution et du retrait des lots contaminés...

Ces questions doivent être posées.

La loi du secret, qui est une marque de fabrique du PDG, doit être brisée.

L'aveu du ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll, qui n'a jamais pu rencontrer le PDG même au coeur de la crise du lait, en dit long : les patrons du 1 % se croient tout permis. Ils se prennent pour les maîtres du monde.  

Toutes les questions doivent être posées.

Par exemple, combien a-t-on supprimé d'emplois dans les administrations de contrôle de l’État depuis 2012 ? Mille postes supprimés !

 Ou encore,  quel est le montant du chèque d'économies sur son ISF que va toucher Emmanuel Besnier grâce à Emmanuel Macron, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin ?  

Car Mr Emmanuel Macron, c'est bien çà les premiers de cordée.

Il faut faire les liens qu'on nous interdit de faire.

La crise Lactalis, c'est la crise d'un système hyper-productiviste visant le profit, toujours plus de profit.  

Et il faut aussi interroger le mode de consommation auquel nous astreint ce système devenu fou.

Car l'affaire Lactalis est le plus bel exemple qu'écologie et social ne font aujourd'hui qu'un. 

J'en suis certain, si nous allons au bout de ces questions, comme vient de le demander le député communiste Sébastien Jumel, en réclamant la constitution d'une commission d'enquête, c'est tout un système qui sera mis à nu.

Et c'est un système de pouvoirs qu'il faudra changer, car le pouvoir sur de tels enjeux industriels et alimentaires ne peut pas en démocratie appartenir à une si petite poignée d'actionnaires, vivant dans le secret le plus absolu.

Non, ce monde n'est pas le seul possible, personne ne nous fera admettre cela. 

Mettre fin à la prédation de la finance, réinvestir dans le développement des capacités humaines, reconquérir le pouvoir de décider dans l'entreprise et dans la cité, voilà comment nous voulons agir concrètement pour transformer le monde.   

Nous voulons que dans chacun de ces domaines les Etats Généraux du progrès social, les quatre ateliers qui en constitueront le menu sur le travail et la protection sociale, sur l'industrie, sur les services publics et sur le logement,  fournissent des clés pour l'action. 

Des clés et des pistes pour trouver l'argent, car de l'argent, il y en a, à condition de changer de logique de développement, et de décider autrement de son utilisation. 

L'évasion et l'optimisation fiscales sont un racket permanent, 80 milliards d'euros pour la seule évasion fiscale évaluée pour notre seul pays.Nous ne lâcherons pas . 

Le groupe communiste au Sénat utilisera sa niche parlementaire le 7 mars prochain pour déposer le projet de loi de résolution pour une COP fiscale des frères Bocquet, déjà adoptée grâce à nos députés à l'Assemblée nationale.

La richesse, elle est dans les entreprises, produite par le travail et soustraite ensuite aux revenus du travail par l'écrasement du pouvoir d'achat salarial.

Le Produit intérieur brut de la France est de 2200 milliards d'euros.

Mais, pour comparaison, la capitalisation boursière du seul CAC 40 a été multipliée par vingt en trente ans, atteignant 1200 milliards d'euros et dégageant 73 milliards d'euros de profit. 

Voilà où est l'argent qui manque aux budgets publics, aux salaires, aux cotisations sociales. Les exonérations d'impôts aux entreprises, notamment les plus grandes, CICE, CIR, cadeaux fiscaux… représentent cumulés un manque à gagner équivalent à 25 % du budget de l’État.

Le cambriolage de la maison France est une affaire qui marche.

Que fait la police ?

Et que fait Bruno le Maire, dont il est de notoriété publique qu'il n'est ni de droite, ni de gauche !

Ni de gauche, merci on savait !

Je le cite : « nous allons rendre 400 millions d'euros aux 1000 premiers contributeurs de l'ISF ». 

Alors, parlons en de ces 1000 premiers contributeurs !

Les 10 plus grandes fortunes de France détiennent 240 milliards d'euros de fortune.

Les 100 premières fortunes de France, 439 milliards d'euros.

C'est-à-dire qu'en France, 100 personnes détiennent autant d'argent à un instant T, que ce qu'1 million de smicards gagneront durant toute leur vie. Et c'est la même chose dans le monde entier.

Le 1 % des plus hauts revenus capte à lui seul 27 % de la croissance mondiale, et soit dit au passage, des études montrent que ce 1 %  concentre les plus gros pollueurs de la planète.

Pendant ce temps, la moitié de la population de la planète capte à peine 12 % de la croissance mondiale. 

Mais comme ils sont modernes ces gens là, ils nous ressortent un argument nouveau !

« Certes, la France est riche. Mais les plus fortunés, écrasés par la pression fiscale, fuient la France ». 

C'est vieux comme le capitalisme comme argument, mais soit… vérifions donc.

Allons faire un tour du côté de Neuilly sur Seine :

En 2004, la fortune immobilière s'élevait à 16 milliards d'euros.

En 2016, elle était à hauteur de 32 milliards d'euros.

Un jour, il faudrait organiser un « Safari-club », une visite guidée Neuilly, Place Vendôme, pour voir le paradis des riches, et on verrait qu'il existe bien, ici, sous nos pieds, pas seulement dans les Iles. Et que fait le gouvernement ? 

Il précarise l'emploi et facilite le licenciement avec les ordonnances Macron, tapant toujours sur le même clou, ignorant les vraies causes de la crise et de l'inefficacité : le coût du capital. 

Il pique 5 euros par APL dans la poche de ceux qui n'arrivent pas à boucler leurs fins de mois. Il demande aux bailleurs sociaux de compenser le désengagement de l’État à hauteur d'1,5 milliard ce qui fera autant d'argent en moins pour les réhabilitations , les constructions neuves et le bien être des locataires. 

Il offre 4,6 milliards d'euros de cadeaux fiscaux aux plus riches dans  le budget de l'Etat 2018. Et il prend autant dans la poche des retraités via la CSG. 

 Le problème de la France, ce n'est pas son soi-disant déclin ou appauvrissement. 

Le problème de la France, c'est que le travail du grand nombre  fait la richesse d'une poignée d'autres, et que ce gouvernement, pas plus que les autres, ne met plus l'argent où il devrait le mettre pour développer notre pays.

Entendez le cri des infirmières des hôpitaux et des EPHAD :

«Entre ce qu’il faut noter sur l’ordinateur ou le dossier, les protocoles et les procédures administratives, je n’ai plus le temps de faire mon métier de soignante ! »

«Dans la réalité, nous avons moins de 5 minutes pour l’aide à la toilette ou l’aide au repas en Ehpad… C’est inhumain ! »

«Les contraintes financières modifient profondément notre travail… Nous poussons les familles à reprendre les patient-e-s, quitte à en culpabiliser certain-e-s ! »

«Les temps de prévention et d’éducation sanitaire ne sont pas financés… » 

Voilà, Monsieur Macron, la parole venue du «bas de la corde », celle qui vient d'exploser aussi ces derniers jours dans les prisons, et fait souffrir tous les jours de centaines de milliers d'agents dans tous les services publics, à commencer par le plus précieux d'entre eux l'école.   

Mais, vous n'en tenez pas compte. Vous poursuivez, vous persévérez même. 

Pour reprendre l'exemple de l'hôpital, les regroupements « GHT » vident les établissements de proximité de leur sens.

Le désert sanitaire s'étend. Les zones blanches, ça n'existe pas que dans la téléphonie. 

Et quand l'hospitalisation privée prendra le pas, que faudra-t-il faire Mme Buzyn ?

Négocier en contrepartie sonnantes et trébuchantes avec le privé pour qu'il daigne couvrir ces zones blanches ? 

Nos parlementaires Pierre Dharréville, Laurence Cohen, Dominique Watrin sont à pied d'oeuvre, et l'hôpital, les EPHAD  seront une de nos grandes causes en 2018.  

Le « tout ambulatoire » pourrait conduire à fermer 7 lits sur 10 d’ici 2020 ! 

Ce que veut la population ce ne sont pas des superstructures hospitalières mais des hôpitaux publics de proximité travaillant en concertation avec les services spécialisés, de recherche et d’enseignement, dans un parcours de soins intégrant une offre publique ambulatoire de centre de santé, des équipes en nombre suffisant et bien formées, investies dans la prise en charge partagée. 

Et la modernité ce serait de continuer à sacrifier tout cela ? 

« Au ciel de qui se moque-t-on » chantait Brassens dans une de ses dernières magnifiques chansons. 

L'investissement dans les nouvelles générations, dans la formation, l'avenir, voilà encore des mots dont Emmanuel Macron aime se gargariser.

Et pourtant, ce qui attend les bacheliers en juin 2018 est extrêmement inquiétant. Sous couvert d’une meilleure gestion des flux, le « Plan Etudiants » légalise, renforce et généralise la sélection à l’entrée de l’université. 

Selon les projections, le nombre d’étudiants devrait croître de 30 à 40 000 chaque année d’ici 2025 ! Soit l’équivalent d’une ou deux grosses universités supplémentaires par an. C'est une chance ! 

Car former plus de médecins, d'enseignants, d'ingénieurs, d'agronomes, nous avons besoin, c’est un investissement !

Oui la formation, la culture, c'est moderne ! 

Or, le gouvernement Macron poursuit la politique d’assèchement financier entreprise par les gouvernements précédents. 

Ainsi, Macron met 1 milliard sur la table pour le quinquennat (200 millions par an).

Les présidents d’université demandent 5 milliards (soit 1 milliard par an).

Les syndicats de personnels et d’étudiants demandent 10 milliards (soit 2 milliards par an). 

Les besoins sont en effet criants dans tous les domaines !

Mais qui décide ? Qui a raison ? Qui détient les pouvoirs ? 

Là encore, une belle bataille d'avenir à mener.  

A Toulouse en décembre, la mobilisation des étudiant.e.s et personnels a permis de faire reculer temporairement un projet de fusion de l’UT2J (Université Toulouse 2 Jean Jaurès).

A Clermont-Ferrand la semaine dernière, les lycéens et étudiants ont pu empêcher l’adoption d’une procédure draconienne de sélection par l’Université Clermont Auvergne. 

Je félicite les étudiants, les organisations de Jeunesse, dont la Jeunesse Communiste de France et l'UEC qui sont de ce combat.

 Vous n'avez pas attendu Macron pour penser réellement à ce que vous pouvez pour la France, tous les matins.

Faire le choix, pour 2018 et l'avenir du progrès social pour toutes et tous, c'est aussi mener le combat résolu pour l'égalité Hommes / Femmes. 

 

Je veux d'abord saluer le combat courageux des femmes qui libèrent leur parole pour l'égalité et contre les violences sexistes !

C'est un combat que nous menons ensemble !  

Ce combat pour l'égalité Hommes / Femmes est à mener ici, comme dans tous les pays et je pense notamment à la Pologne où le gouvernement veut limiter encore le droit à l'avortement déjà sérieusement mis en cause. 

Mais quand le Président de la République française déclare gravement l'égalité Hommes / Femmes « grande cause nationale », on ne nous fera pas prendre les vessies pour des lanternes ! 

Nous jugeons aux actes et les actes sont clairs.  

Je ne peux ici entrer dans le détail mais si la loi travail XXL est défavorable à tous, elle l'est particulièrement pour les femmes, puisqu'elle raye de la carte l'ensemble des outils mis en place depuis les années 80 pour agir sur les inégalités Femmes / Hommes au travail !

Certes, Marlène Shiappa promet dans quelques mois une loi très dure pour sanctionner les entreprises qui ne respectent pas l'égalité salariale, en lien avec la ministre du travail. 

Comment se fait-il dès lors que les amendements que notre Groupe a porté au Sénat pour durcir les sanctions aux entreprises en cas de non-respect de la loi, ou ceux pour limiter le recours aux temps partiels, ont été rejetés dans la loi travail de Pénicaud comme dans le PLFSS ? 

Enfin,  faire le choix du progrès social est aussi un choix de civilisation dont l'enjeu, je l'affirme solennellement, est la survie de l'Humanité .

La recherche effrénée du profit immédiat couplée à une régulation d’un marché sous domination des puissants nous mène à une triple catastrophe : sociale, écologique et démocratique. 

Depuis la fin du monde bipolaire, tous les trafics explosent : armes, drogues, êtres humains, animaux, blanchiment d’argent sale ou pillage de la propriété intellectuelle. 

Ces trafics sont devenus des marchés de plus en plus lucratifs. 

Le seul blanchiment de l’argent sale, représente selon l’ONU au moins 5 % du PIB mondial.  

Les organes humains, les animaux et plantes rares, le commerce de déchets dangereux, la prolifération nucléaire, les contrefaçons de médicaments ou la piraterie informatique viennent s’ajouter au commerce des armes et au trafic de drogue. 

L’esclavage et le travail des enfants rapportent des dizaines de milliards.

Et ces trafics odieux ne sont pas les seuls « trous noirs » de l’économie mondialisée.

Les richesses produites par le travail des peuples sont captées et s’accumulent chez les ultra-riches. Elles échappent, via les paradis fiscaux, aux budgets nationaux de solidarité et d’éducation. 

Le pillage des ressources naturelles des énergies fossiles nourrissent les guerres. 

L’humiliation des peuples, le « deux poids - deux mesures » et la loi du plus fort, les dérégulations du travail et des services publics alimentent les colères, les entrepreneurs de violences, le « chacun pour soi », la guerre de tous contre tous, les nationalismes et tous les replis identitaires.

Nous sous-estimons encore l’ampleur gigantesque de tous ces gâchis.

Gâchis est d’ailleurs un terme trop faible pour exprimer ce qui se passe dans le monde. 

L’Europe n’est pas à l’abri : la City de Londres reste par exemple, l’une des plaques tournantes du blanchiment de l’argent sale.

 J'ai employé l’image du « trou noir ». Elle me paraît juste. En physique les trous noirs sont des endroits de l’univers qui absorbent toute la matière qui les entoure et où les lois traditionnelles de la physique ne s’appliquent pas. 

Ce dont je parle ici s’y apparente.

Les revenus générés par tous ces trafics, par tout le travail et l’intelligence des humains sont  absorbés par les mafieux et les ultra-riches. Le fonctionnement de la finance mondiale, les paradis fiscaux, permettent que l’essentiel échappe aux lois traditionnelles de la société.

L’autorité politique ne s’applique pas à eux. Ils s’en servent et la dominent.*

L’économie dirige le monde et elle est régit par des prédateurs. 

S’attaquer à ce système d’exploitation et au pillage de la nature, construire l'humanité de demain, devient une urgence. 

Le discours rétrograde et répressif tenu à nouveau par le Ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, sur les migrants est à l'opposé de ce que l'on est en droit d'attendre de la France. 

Le double langage gouvernemental est insupportable. 

D'une part, il est primordial que le droit d'asile soit pleinement respecté pour toutes les populations victimes de guerres et de persécutions, comme l'exige le droit international et comme le demande à juste titre le Directeur de l'OFPRA. 

D'autre part, il est urgent que la France prenne la mesure de ses responsabilités en matière d'accueil et de migration.

Le tri que veut imposer le gouvernement, les bénéficiaires de l'asile et rien que ceux-là, tous les autres devant être expulsés, n'a aucun sens. 

Notre pays a toujours accueilli les migrants et s'en est enrichi. 

Non seulement, ce n'est pas aux Associations qui gèrent le premier accueil, comme à la Porte de la Chapelle, de procéder à ce tri, et nous soutenons avec force leur demande  de retrait de la circulaire du 12 décembre, mais la France doit engager une politique d'accueil allant au-delà des seuls bénéficiaires potentiels de l'asile. 

C'est notre responsabilité internationale.

C'est notre intérêt. 

Le Parti communiste a entrepris l'élaboration d'un projet de loi sur ce que pourrait être une politique de migration de la France généreuse, à la hauteur de ses traditions et de ses valeurs.

Toutes celles et ceux parmi vous qui souhaitent y contribuer seront les bienvenus.*

A l'heure où Donald Trump affiche son mépris à l'égard des peuples du monde, la France se doit de porter une autre ambition que la défense de ses seuls intérêts ou pire, le repli nationaliste ou xénophobe.

Aux Etats-Unis même, la vision de Trump est fortement contestée. 

Mais à l'inverse, le marché mondialisé ne peut tenir lieu de projet politique et démocratique pour l'Humanité.

Or, si Emmanuel Macron semble décidé à jouer un rôle international accru, c'est semble-t-il pour endosser le costume d'un leader moderne du monde occidental, surtout préoccupé de se tailler sa place à la table du marché. 

Ce n'est pas la France.

Les droits humains, les droits des peuples ne peuvent être une monnaie d'échange à la table des puissants.

Les droits des migrants, les droits du peuple kurde, les droits du peuple palestinien ne sont pas à négocier. 

La France se grandirait en reconnaissant au plus vite l’État de  Palestine. 

Cette ambition, nous devons la porter en Europe pour reconstruire  une union de peuples souverains, solidaires et associés, loin de la caricature ultra-libérale qu'est devenue l'Union Européenne.

Le pouvoir de l'argent, qui s’abrite dans les paradis fiscaux, dans les sièges des multinationales, dans les coulisses de Bruxelles, nous voulons aller le chercher pour le mettre au service du progrès social en France et en Europe.

Emmanuel Macron veut relancer le projet libéral européen, aujourd'hui en crise profonde, voire en voie de dislocation. 

Dans cette crise, la montée des extrêmes droites et des populismes réactionnaires menacent la possibilité de poussées transformatrices progressistes. 

Le Forum européen que nous avons tenu en novembre dernier à Marseille  a montré, à l'opposé, les possibilités de convergence progressiste pour une toute autre Europe, celle des peuples.

Un énorme travail pour les concrétiser, les rendre pérennes et solides reste cependant  à produire. 

Nous voulons préparer l'élection européenne de 2019 avec cette ambition. 

Nous venons donc d'écrire à toutes les forces susceptibles de travailler avec nous à une telle perspective, pour échanger sur  cette échéance électorale cruciale. 

Notre Conseil national, réuni fin mars, prendra d'importantes décisions à ce sujet. 

Chers amis, chers camarades, 

Vous le voyez, le Parti communiste va préparer le Congrès extraordinaire qu'il tiendra fin novembre 2018, dans l'action, plein de combativité et avec la volonté de réinventer le Parti communiste et la gauche dont notre peuple a besoin pour construire un nouvel avenir d'émancipation humaine. 

J'espère que vous serez nombreux avec nous le 3 février prochain pour les Etats Généraux du progrès social, et dans toutes les étapes de la construction de notre nouveau projet au cours de l'année 2018. 

Et vous me permettrez de conclure par cette suite du discours du Gwymplaine aux lords anglais : 

« Je suis celui qui vient des profondeurs. Mylords, vous êtes les grands et les riches. C'est périlleux. Vous profitez de la nuit.  

Mais prenez garde, il y a une grande puissance, l'aurore. L'aube ne peut être vaincue. Elle arrivera. Elle arrive. Elle a en elle le jet du jour irrésistible.

Et qui empêchera cette fronde de jeter le soleil dans le ciel ? Le soleil, c'est le droit. Vous, vous êtes le privilège ».  

Ensemble, jetons le soleil dans le ciel.

Je vous remercie.

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06 janvier 2018

Voeux 2018

 

Je tiens d’abord à souhaiter à toutes et tous mes meilleurs voeux pour cette année. Evidemment, une fois passés les traditionnels voeux du Président de la République et ses annonces, on sait à quoi s’en tenir ! On pourrait croire à une hypocrisie sans nom quand dans les mots il formule des voeux de santé et de réussite alors que dans les actes, il sabre les services publics et les protections collectives.

Mais rendons lui au moins ça, je pense qu’il est sincère.

Enfermé dans son petit monde des tenants du système, des banquiers d’affaires et des chefs de grandes entreprises, des dirigeants d’agences de notations et des rentiers paresseux, sa réalité le rend euphorique.

Il souhaite le meilleurs pour 2018 avec même une pointe d’anxiété : «en 2017 on s’est tellement gavé, qu’on s’inquiète de savoir

s’il pourra y avoir de meilleurs années ! ».

Et il y a de quoi ! Les 500 personnes les plus riches du monde ont vu leur fortune augmenter de 23 % en un an pour atteindre plus de 5.400 milliards de dollars fin 2017!

Pour notre Bernard Arnaud national, qui se classe en 6ème position, c’est 23,6 milliards en plus ! Ils engrangent en moyenne 1000 années de smic en un an et profiterons en 2018 de 4,5 milliards de nouvelles exonérations fiscales.

Dans ces conditions, on comprend l’horrible dilemme de Macron et de ses 12 ministres millionnaires : comment faire mieux ?

Ils ont commencé à trouver des solutions à leurs tourments : contrôles des chômeurs et suppressions des indemnités, licenciements à la pelle, gel des salaires, baisse des pensions, cures d’austérités. Oui mais… cela suffira-t-il ?

En 2018, aidons-les à sortir de ce dilemme. Une mauvaise année pour eux, c’est le début du bonheur pour nous.

Mon article sur Clamart info sera sur mes voeux 2018

 

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22 novembre 2017

Conseil municipal du 22 novembre

 

j'ai proposé le voeu ci-dessous  au conseil municipal qui a été voté à l'UNANIMITE

Le gouvernement a annoncé la diminution des aides au logement (APL, ALS, ALF) de 5 euros par mois pour tous les bénéficiaires à compter du 1er octobre 2017.

Cette mesure affecte directement 6,3 millions de foyers modestes en France et, à Clamart des centaines de ménages sont concernés. Au total, la diminution de cette aide, octroyée sous conditions de ressources, représente 1,2 million d’euros par an de « contribution » des clamartois et clamartoises.

Mais le gouvernement ne s’arrête pas là. Non content de s’en prendre directement aux bénéficiaires sociaux en leur imposant de baisser leurs loyers de près de 60 euros par mois.

Or, les loyers perçus par les bailleurs sociaux servent à financer l’entretien des résidences, rembourser les prêts contractés pour construire ces logements sociaux et investir dans des réhabilitations et le développement de l’offre. Ils ne servent pas à spéculer en bourse ni à rémunérer des actionnaires !

L’Union sociale de l’habitat (USH) estime que cette baisse des loyers représenterait une perte de 1,5 milliard d’euros, ce qui équivaut, selon cet organisme, à la moitié des sommes consacrées par les bailleurs à l’entretien, ou encore aux trois quart de leurs capacités d’investissement dans la production de logements neufs.

Au final, ce sont donc les locataires du parc social et tous ceux qui souhaiteraient y accéder qui vont pâlir de cette mesure. C’est tout le modèle économique des organismes HLM à la française qui est menacé.

Aussi, considérant que le porte feuille de très nombreux clamartois et clamartoises, ainsi que leur cadre de vie, seront directement et dangereusement altérés et qu’il est nécessaire de donner les moyens aux organismes de logement social d’amplifier leurs capacités d’intervention, le Conseil municipal s’oppose à ces mesures qui diminuent les aides personnelles au logement de plus de 6 millions de bénéficiaires et remettent en question notre modèle de logement social en impactant drastiquement les ressources des organismes HLM.

 

Question orale :

Monsieur le Maire de Clamart, Vice-président du Conseil départemental des Hauts de Seine

 

Courant l’année 2017 des travaux d’agrandissements ont été engagés dans l’école maternelle Jules Ferry ; des arbres ont été abattus dans la cour.

Il s’avère que ces travaux ont  commencés sur un secteur de carrière, sans autorisation et je suppose  sans études préalables des sous sols.

Mr le Maire pouvez-vous nous informer sur le déroulement de ces travaux et de la faisabilité ?

Le mardi 7 novembre dernier, au cours du Conseil d’école maternelle Jules Ferry, l’élu municipal qui siégeait s’est plaint à l’académie de l’éducation nationale  des professeurs légitimement inquiets, que ces derniers sont trop curieux et qu’ils n’ont pas à faire de la politique au sein d’un Conseil d’école.

Les professeurs ont eu des remarques non fondées par l’académie  qui ne s’est pas préoccupée de ce qui se passait réellement dans l’école Jules Ferry, alors qu’ils n’ont fait que leur devoir.

Mr le Maire pouvez-vous donner des explications ?

Réponse du Maire

Le conseil de classe n’a pas été houleux

Un conseil de classe c’est fait pour parler de pédagogie  et non faire de la politique et de respecter l’ordre du jour  et les travaux n’en faisaient pas partis

Je n’y suis pour rien si l’académie a fait des remarques aux professeurs

Il faut respecter la neutralité de chacun

Pour les travaux il n’y a pas de carrières  ce sont des galeries datant de la guerre mondiale

Les services des carrières ont donné un avis favorable 

Nos sommes obligés de remblayés les galeries ce qui coutera plus cher 

Il y a cinquante ans que nous attendons les travaux dans l’école et moi je vais les faire en 2 ans  

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14 octobre 2017

Consultation des communistes encartés ou pas

 

l’heure actuelle plus de 3 000 adhérents du PCF ont pris le temps de répondre à la consultation en ligne.

Ceci est un résultat très encourageant mais qui ne peut se suffire à lui seul.

En effet, si nous main tenons l’ambition de consulter un nombre important de communistes, il nous faut dans les jours prochains prendre les dispositions nécessaires pour aller à la rencontre des adhérents de chaque territoire.

Il ne s’agit pas là d’ajouter un supplément d’âme à une démarche expérimentale mais de réussir la première étape de ce congrès extraordinaire à venir dont chacun, chacune s’accorde à revendiquer qu’il doit être vraiment novateur dans le fond comme dans la forme.

Les communistes que nous consulteront seront d’autant liés aux débats de ce congrès, en commençant déjà par en définir les thèmes, les chantiers, les questions à traiter. Nous pourrons mieux construire ensuite, ensemble, un travail collaboratif, des échanges pour porter des réponses.

Il s’agit bien là d’un premier grand défi pour la réussite de congrès.

Ceci est vrai nationalement mais également au niveau local comme départemental.

Aujourd’hui, les documents de consultations sont arrivés à la section.

Les rendez-vous commencent à se fixer afin d’aller à la rencontre des adhérents dans leur diver sité.

Tous les lundis j'assure une permanence  de 17h30 à 19h00 au 180 avenue Jean JAURES à Clamart

Il nous faut désormais partager ces premières expériences afin de les démultiplier et permettre à chaque animateur de notre parti de s’emparer pleinement de cet outil.

Lier le plus grand nombre d’adhérents de notre parti à nos actions et à nos réflexions est un travail essentiel pour les animateurs que nous sommes.

C’est un élément important pour faire bouger les rapports de force dans le mouvement social actuel et gagner en efficacité dans la diffusion de nos idées dans la société.

Alors saisissons-nous sans tarder de tous les outils pour nous y aider !

Gérard AUBINEAU

Secrétaire  de la section

 

 

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23 juin 2017

Invitation

MERCREDI 28 JUIN À 18H30

ESPACE NEMEYER,

2 PLACE DU COLONEL FABIEN 75019 PARIS - MÉTRO 2 COLONEL FABIEN.



Ce rendez-vous, qui se tiendra quelques jours après la fin de la séquences électorales de la Présidentielle, sera l'occasion d'un compte-rendu du Conseil national des 23 et 24 juin et de marquer l'importance de la réussite dès la rentrée de la fête de l'Humanité, premier grand rendez-vous populaire de riposte aux ordonnances Macron.

Ce rendez vous se tiendra EN PRÉSENCE DE NOS DÉPUTÉ-E-S NOUVELLEMENT ÉLU-E-S et avec la participation de

  • PATRICK LE HYARIC, directeur de l'humanité
  • PIERRE LAURENT, secrétaire national du PCF


Tu peux confirmer ta participation en t'inscrivant en ligne sur ce lien : inscription en ligne

En espèrant t'y rencontrer

Fraternellement

                                                  
Emilie Lecroq,
Responsable à la vie du Parti
www.2017.pcf.fr



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