Pour le président du Parti de la gauche européenne (PGE),
Pierre Laurent, la victoire de Syriza appelle « l’amplification et la convergence des luttes contre l’austérité » sur tout le continent.

Les électeurs grecs ont choisi d’accorder à nouveau leur confiance à Alexis Tsipras.

Quel message cette victoire de Syriza envoie-t-elle aux peuples européens ?

Pierre Laurent

C’est un message de confiance dans le combat engagé contre l’austérité.

Cette victoire ne suffira pas à elle seule mais elle est une pierre de plus dans la bataille.

Après les élections du 25 janvier et le référendum de juillet, les Grecs montrent aujourd’hui à toute l’Europe qu’ils continuent le combat.

Ils savent maintenant clairement la difficulté qui est devant eux mais ils veulent continuer à mener cette bataille avec Syriza.

Cette victoire appelle, dans le reste de l’Europe, l’amplification et la convergence des luttes contre l’austérité et la déréglementation sociale.

Nous avons, malgré nos efforts, laissé les Grecs trop seuls pendant les six premiers mois de l’année, il nous faut maintenant renforcer notre solidarité.

Ma présence, vendredi soir, aux côtés notamment de Pablo Iglesias (Podemos, Espagne – NDLR), de Gregor Gysi (Die Linke, Allemagne – NDLR), de Ska

Keller (Alliance 90-les Verts, Allemagne – NDLR), revêt une grande signification.

J’espère que toutes les forces du Parti de la gauche européenne et celles des sociaux-démocrates qui s’éveillent au combat contre l’austérité,

comme Jeremy Corbyn, trouveront les moyens de cette solidarité.