Ce matin 15 Juin 2016, au conseil municipal, j'ai demandé la parole pour faire une déclaration commune des élus de l'opposition sur l'association LA PARENTHESE  après 1 mn  le Maire de Clamart a refusé que je poursuivre en me coupant la parole, quel exemple pour la démocratie 

Je parle aux noms de Mmes Marie Christine VANDREL, Isabelle RAKOFF, Marie Anne BOYER , Françoise MORGERE et Mrs Philippe KALTENBACH, Pierre CARRIVES, Pierre RAMOGNINO et Christian DELOM

Monsieur le Maire de Clamart , Vice-Président du Conseil départemental des Hauts de Seine

Lors de la commission permanente du Conseil départemental du 14 mars 2016, les conseillers départementaux de l’opposition sont intervenus pour protester contre les baisses de financements successives infligées à l’association la Parenthèse et pour demander que cette collectivité territoriale, dont vous êtes le vice-président, assume sa compétence principale en matière d’action sociale et pérennise son soutien financier à l’association.

Nous rappelons que la Parenthèse a été créée en 1992 sous la présidence de Monsieur Charles Pasqua pour répondre à la demande croissante de places d’hébergement pour des familles très démunies du département.

Depuis, elle a ouvert plusieurs activités dont un hôtel social situé à Clamart qui accueille près de 160 personnes dont 89 enfants.

Depuis près de 25 ans, cette association œuvre avec ses équipes pluridisciplinaires pour l’accueil et l’accompagnement social des familles en situation d’extrême précarité afin de leur permettre de rebondir dans la société et d’acquérir à nouveau leur autonomie.

Cette structure prend également en charge des femmes victimes de violences ou qui se retrouvent seules à la rue avec un ou plusieurs enfants à charge : nous vous rappelons que la majorité des interventions des forces de la police nationale, ici même à Clamart, concernent des situations de ce type.

L’intérêt et la qualité des actions menées par cette association ne sont plus à démontrer.

Depuis 2011, le conseil départemental n’a cessé de réduire les subventions qu’il accorde à la structure, passant de 1 500 000€ en 2011 à seulement   790 000€ en 2016.

Aujourd’hui, malgré l’engagement du Président du Conseil départemental de maintenir la structure en place jusqu’en 2017, l’association est aujourd’hui en quasi cessation d’activité.

Les conséquences sont désastreuses du point de vue social et donc humain : arrêt du soutien scolaire et de la halte-garderie et fin de l’accueil de familles dans le centre d’hébergement collectif de Clamart, laissant ainsi huit chambres inoccupées alors qu’elles sont parfaitement utilisables.

En outre, une vingtaine de postes ont été supprimés durant ces cinq dernières années.

Cette fois, c’est l’annonce d’un arrêt définitif de la structure !

Ainsi pour justifier l’injustifiable –  ce sont des familles et des enfants dont on joue le sort - le Conseil départemental  affirme que l’activité de cette association relève des compétences de l’État en considérant qu’il s’agit uniquement d’hébergement d’urgence.

Or, le Préfet des Hauts-de-Seine a adressé un courrier à l’association en date du 29 février dernier qui précise et on le cite : « L’hôtel social la Parenthése […] ne relève pas des dispositifs gérés et financés par l’État. Seul le Conseil départemental en est l’autorité de tutelle ».

Le préfet des Hauts de Seine est représentant de l’Etat et il serait étonnant que ce dernier ne maîtrise pas les domaines de compétence entre l’Etat et le conseil départemental.

Monsieur le Maire, Vice Président du Conseil départemental, face à cette situation dramatique qui se déroule au sein de la ville nous vous demandons de ne pas laisser ces familles et le personnel sans autre solution que la débrouille et l’éparpillement. Nous souhaitons que vous mettiez tout en œuvre pour infléchir la décision du Président.

Car Monsieur le Maire, nous le rappelons une nouvelle fois, si l’association venait à disparaître, ce sont près de 160 personnes dont 89 enfants qui pourraient se retrouver à la rue ! Et vous le savez peut-être, de nombreux clamartois s’en émeuvent, pour preuve le tract que beaucoup d’habitants du quartier ont trouvé dans leur boite à lettres (le brandir)

Monsieur le Maire, notre mobilisation ne faiblira pas.