La crise sociale ouverte par le projet de la loi El-Khomri aura été révélatrice, à la fois de la partialité et de l’uniformité médiatique, et de la nouvelle dimension de la bataille sémantique menée conjointement par ces mêmes médias et les chantres politiques du libéralisme, tels François Fillon ou Myriam El-Khomri.

Leur but est de formater les esprits, de calibrer les pensées, c’est une véritable entreprise de bourrage de crânes, une campagne d’intoxication idéologique. Certaines expressions reviennent  tels des mantras sur le mode incantatoire : « casseurs »,  « terroristes ,  « voyous »  et la plus ignoble de toutes « preneurs d’otages ».

Ainsi des militants du mouvement syndical, d’honnêtes travailleurs, très souvent pères ou mères de famille, au casier judiciaire parfaitement vierge, se trouvent assimilés aux assassins de DAESH, quelle ignominie, quelle abjection.

Honte à vous, mesdames et messieurs les journalistes aux ordres, vous violez la déontologie la plus élémentaire, vous abdiquez toute indépendance pour vous conformer aux directives des milliardaires possesseurs des chaînes de télé et des journaux qui vous emploient.

Honte à vous, Monsieur Fillon et Madame El-Khomri, vous vous permettez d’insulter le monde du travail, un monde où il est vrai, vous n’avez jamais mis les pieds.

Pour notre part,  nous nous tenons aux côtés des salariés en lutte pour le retrait de la loi travail, aux côtés des organisations syndicales et de jeunesse qui luttent avec courage et détermination pour le retrait de cette loi pourrie.